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Sainte Marie, mère de Dieu

Marie, mère de Jésus, n'occupe pas, contrairement à ce qu'on aurait pu imaginer, une grande place dans l'Eglise primitive. Elle est rarement citée par son nom dans les évangiles et presque uniquement par les synoptiques, dans les évangiles de l'enfance. Les Marie citées sont habituellement Marie de Magdala, Marie, femme de Clopas ou Marie, sœur de Marthe. Les seules exceptions sont dans l'évangile de Marc : "Celui-là n'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joset, de Jude et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ?» Et ils étaient choqués à son sujet." (Mc 6, 3) et dans les Actes des Apôtres : "Tous, d'un même cœur, étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus, et avec ses frères." (Ac 1,14). Plus surprenant, l'évangile de Jean, réputé pour être proche d'elle, ne la nomme pas une seule fois par son nom, mais seulement par l'expression "la mère de Jésus".
La dévotion mariale a pris naissance tardivement et lentement en orient et s'est ensuite répandue tout aussi lentement en occident, non sans susciter des résistances. Les grands conciles des 4ème et 5ème siècles ne disent rien d'elle, à l'exception du concile d'Ephèse, et encore pas directement.
A cette époque, deux courants s'opposent sur la divinité de Jésus, cristallisés autour de deux personnages de premier plan, et ravivés par une querelle de primauté entre villes et entre patriarches.
Les conciles de Nicée (325) et de Constantinople (381) ont abordé des questions portant sur l'unité de Dieu dans la Trinité. Les questions du moment concernent le Christ et l'union inséparable des deux natures, humaine et divine, dans sa personne unique : Christ homme et Dieu. Le patriarche Cyrille d'Alexandrie défend cette thèse de l'union, qui est refusée par le patriarche Nestorius de Constantinople : lui prétend que le Fils de Dieu serait venu s'incarner dans l'homme Jésus, c'est-à-dire que Dieu serait venu le «visiter», comme «un autre» résidant dans «un autre». Du fait de cette dissociation, selon Nestorius, la Vierge Marie est seulement la mère de l'homme Jésus, qui n'aurait été investi par le Verbe de Dieu que plus tard.
Cyrille provoque un concile, qui se réunit le 22 juin 431 à Ephèse, et débute bien que les partisans de Nestorius ne soient pas tous arrivés. Vigoureusement conduits par saint Cyrille, les travaux aboutissent à la proclamation de l'union des deux natures, humaine et divine, dans la personne de Jésus-Christ, fondée sur le mystère de l'Incarnation du Fils de Dieu, prenant chair de la Vierge Marie. C'est par là même que la Vierge Marie est appelée en vérité la Mère de Dieu ("Theotokos"), puisque Jésus est habité par la nature divine dès l'origine de sa conception.
Le concile d'Ephèse lance l'anathème sur Nestorius, qui d'ailleurs ne renonce pas à sa conception, devenue dès lors une hérésie, mais qui se maintiendra dans certaines régions du moyen-orient.
Quel rapport avec les enfants ? Simple ! Quand nous prions "Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous...", autant savoir ce que nous disons : Dieu est antérieur à toute existence du monde créé, il n'a "ni père ni mère", ce qui est bien difficile à imaginer et à accepter. Mais entré en humanité en Jésus, il a eu une mère humaine : Marie est à la fois mère de l'homme Jésus et de Dieu devenu homme. Il est donc important de ne pas imaginer Marie comme plus importante que Dieu, mais comme une personne pourtant indispensable à son projet d'humanité. Autant avoir les idées claires pour "parler juste"...
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