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Notre Père (7) : encore un petit mot...

Ce n'était pas prévu (parce que le site propose déjà plusieurs ressources sur ce sujet) mais je me suis aperçu que ça manquait : je n'ai rien dit des premiers mots. Et pourtant qu'ils sont incroyables ! Il est vrai que le site comporte des propositions sur ce sujet : ne manquez pas de vous y reporter !
La liturgie introduit la prière pendant la messe par "nous osons dire". Non pas que ce soit une audace dangereuse mais il est vrai qu'il faut être audacieux pour appeler Dieu "Père". Mais nous le faisons sans crainte, avec à la fois une déférence respectueuse, une profonde émotion et une admiration sans borne : ce que le Premier Testament appelle la "crainte" de Dieu. Au lieu de "nous osons", des prêtres disent "nous aimons". C'est bien l'amour de Dieu, nourri du souffle de l'Esprit, qui nous donne cette audace et nous fait entrer dans le projet de Dieu.
Quand nous disons ces mots, nous devrions avoir le souffle coupé si nous mesurons profondément ce que nous disons. Laissons alors l'Esprit respirer en nous pour se joindre à notre esprit. Il pourrait y avoir là un danger à dire ces mots trop souvent : risque de banalisation, de routine, risque de les entendre sans qu'ils nous blessent (pensons à Thérèse d'Avila qui évoquait des blessures suaves).
On a tendance à insister sur le "Père" qui est en soi une vraie audace, oubliant le "Notre" qui ne l'est pas moins : c'est l'humanité entière qui est fille de Dieu. Le seul qui puisse réellement dire "mon" Père, c'est Jésus. Nous pouvons le dire parce que Dieu adopte tous et chacun des hommes et des femmes de tous les temps, nous y compris. Non seulement ce terme évoque notre adoption, mais il exprime l'exigence de la fraternité : tout un programme.
Sans doute n'y a-t-il pas à expliquer aux enfants les raisons profondes que nous évoquons ici, mais il est important qu'ils soient conscients que lorsqu''ils disent "Notre Père" - et tout ce qui suit - ils ne disent pas n'importe quelle banalité. Ils sont à la porte du mystère de la vie de Dieu qui nous est offerte. On y entre à pas feutrés et en silence.
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