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Notre Père (4) : pardonne-nous nos offenses...


Les psychologues s'accordent pour reconnaître que ce n'est qu'aux alentours de 7 ans qu'un enfant accède à la conscience de sa responsabilité personnelle et de ses conséquences et peut réellement comprendre la notion de péché. Il n'empêche qu'un petit peut comprendre qu'il a mal fait et qu'il est utile de lui faire sentir les effets que ça peut avoir sur lui, sur les autres et sur Dieu, sans prendre le risque de l'enfermer dans la culpabilité. Le pardon est libérateur, il est tout à fait possible, dans la prière du soir, de prendre un moment, après l'action de grâce pour ce qu'on a apprécié dans la journée, pour reconnaître ce qu'on a fait de mal et pour que les parents expriment le pardon en leur nom et au nom de Dieu. Il ne s'agit pas "d'absoudre" un péché qui n'existe pas puisque l'enfant ne peut pas en avoir conscience, mais de faire sentir que Dieu pardonne ; on peut le faire dans un geste (poser la main sur la tête, faire le signe de croix sur le front, dire une parole de bénédiction...) C'est aussi le moment de dire ensemble (ou d'écouter) le Notre Père en insistant sur la demande de pardon.
Le mot "comme" (comme nous pardonnons...) peut faire difficulté. Il peut donner l'impression double et fausse que Dieu pardonne seulement si nous pardonnons et que nous demandons le pardon comme un juste retour du pardon que nous nous avons nous-mêmes d'abord donné. Voilà comment il faut le comprendre :
- le pardon de Dieu est premier : c'est lui qui nous donne la conscience de notre faute ou la force de pardonner (et pas l'inverse)
- mais comme tout don, le pardon attend de notre part une attitude qui exprime notre ouverture d'esprit et notre disponibilité à l'accueillir : c'est à cette condition que le pardon devient efficace en nous.
Cette phrase du Notre Père pourrait donc être développée et comprise ainsi :
- Pardonne-nous nos offenses
- Nous savons que tu nous pardonnes
- Alors nous aussi nous voulons pardonner
- Ainsi nous pouvons recevoir ton pardon avec fruit.
Le "comme" exprime donc notre disponibilité à entrer nous-mêmes dans la dynamique du pardon. Dans ce domaine, le mot "offense" aura sans doute besoin d'être expliqué.
Et pour bien comprendre la situation, une parabole de l'évangile est particulièrement explicite : celle du maître qui remet à un serviteur une dette exorbitante, et aussitôt après ce serviteur refuse d'en faire autant... Vous en trouverez une version à raconter dans évangile de Matthieu pour les enfants.
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