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Pourquoi des sacrements ?

Question récurrente chez des parents qui du coup sont mal à l'aise pour en parler avec les enfants. Même si l'interrogation ne vient pas forcément spontanément chez les enfants, elle n'est pas impossible : "tu veux baptiser ma petite sœur, mais pourquoi faire ?" Dans le fond c'est vrai : Dieu nous aime et c'est son amour qui fait de nous ses enfants, alors pourquoi baptiser ?
Parce que Dieu nous aime, justement. Les sacrements ne sont pas une invention de l'Eglise, mais un cadeau de Dieu, signe efficace de son amour. Signe, parce qu'il témoigne, donne à voir. Efficace, parce qu'il réalise ce qu'il propose. Ce n'est pas Dieu qui en a besoin, c'est nous. Parmi les "signes par milliers" que l'amour de Dieu nous offre, l'Eglise en a retenu sept : non pas qu'elle ait décidé de sa propre autorité humaine, mais parce que l'Esprit nous les a proposés.
Les sacrements réalisent en nous ce qu'ils nous proposent. Ainsi du baptême : nous sommes enfants de Dieu parce que Dieu nous l'offre, que nous l'acceptions ou pas ne change rien à la volonté de Dieu ; mais dans le baptême nous en prenons conscience, nous entrons dans la perspective que Dieu nous ouvre.
Un bébé ? Il entre dans les perspectives de Dieu ? Bien sûr que non, et encore, qu'en savons-nous ! Mais l'essentiel est que ses parents y entrent : ce sont eux qui le tiendront par la main pour le découvrir : ça s'appelle l'éveil à la foi, tout simplement.
Il en va de même des autres sacrements : par exemple, pour citer un autre sacrement controversé, l'amour de Dieu nous pardonne avant toute idée de regret ou de contrition de notre part, mais le sacrement permet à son pardon de s'enraciner en nous et de porter des fruits.
Et les protestants, alors, qui n'ont retenu que deux sacrements ? Disons d'abord que le baptême en fait partie, ce qui ne contredit en rien ce que nous venons de dire, ensuite que la réflexion théologique des protestants a suivi d'autres chemins que la nôtre. Ça ne change rien à l'amour de Dieu et ça met le doigt sur une des déchirures sérieuses qui affectent le Corps du Christ.
Dernière objection : les enfants ne se préoccupent pas tellement des sacrements. Eux non, mais nous, sachons leur parler juste pour leur expliquer ce que nous vivons en famille ou prendre en compte leurs questionnements.
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