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Croire sans voir...

C'est une préoccupation d'adultes, c'est celle de Thomas devant le ressuscité : je ne crois que ce que je vois. Comment admettre que la résurrection de Jésus n'est pas un rêve ou un simple fantasme ? Il faut à Thomas d'avoir eu sous les yeux la réalité pour qu'éclate son cri du cœur. Mais Jésus ajoute : "Heureux ceux qui croient sans voir". C'est maintenant notre cas, et c'est assurément difficile, mais c'est aussi là le chemin du bonheur : il ne passe pas par l'évidence d'une démonstration scientifique, mais par un élan de confiance.
C'est cette confiance que nous pouvons proposer à nos enfants. Les petits y sont même en avance sur nous. Gardons-leur avant tout cette fraîcheur d'une foi qui ne cherche pas à comprendre ni à expliquer et sachons réapprendre d'eux cette simplicité du cœur : "si vous ne redevenez pas comme des enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux !" Mais il ne s'agit pas non plus de les inciter à l'aveuglement : éduquons-les au discernement qui leur permettra d'accorder leur confiance avec bon sens.
Que croire ? L'évangile est notre source fondamentale. En le racontant aux enfants, nous construisons les fondements de leur foi. Encore faut-il que nous fassions nous aussi la part des traditions qui l'ont parfois encombré et que nous lisions ce qui y est écrit et pas ce que nous imaginons. La prière ensuite, c’est-à-dire l'attention confiante à Dieu : prier, ce n'est pas faire à Dieu des cours pour lui expliquer nos besoins, c'est l'écouter ; ainsi Siméon reconnaît "le sauveur du monde" annoncé et ses yeux ont "vu" sans autre preuve que la révélation de l'Esprit Saint.
Nos enfants croient naturellement sans voir. Aidons-les à ne pas sortir de ce chemin de bonheur.
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