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Prier
Une forme d'engagement

Prier, pour quoi faire ? Les conflits permanents, les images de la faim, de la misère, de la maladie, les dangers du terrorisme, ramènent cette question endémique à l'ordre du jour. Prier, ce serait l'excuse des faibles, des peureux, de ceux qui ne veulent pas s'engager et risquer leur vie dans l'action. C'est vrai que ça peut donner l'impression d'être confortable, pas trop engageant et malheureusement assez peu efficace. Prier pour la paix est-il inutile, sachant que nous n'avons que très peu de moyens d'action face aux conflits ?
Penser ainsi c'est tout simplement ignorer ce que signifie en profondeur "prier". Voici quelques points de repère qui nous aideront à éveiller nos enfants à la prière.

> Jésus a été avant tout un priant. Il n'a jamais pris une décision sans l'enraciner dans la prière. Les évangiles le montrent constamment s'isolant pour prier son Père. Prier, c'est nous mettre à son école et à sa suite.

> Mais nous ne prions pas pour que Dieu fasse le travail à notre place. Prier, c'est s'engager. Avant le repas, nous ne voulons pas demander "procurez du pain à ceux qui n'en ont pas", mais comme Noël Colombier "fais germer en nos cœurs la joie de partager".

> Prier n'a pas pour but d'informer Dieu de nos besoins, mais de transformer nos cœurs pour que nos projets et nos attentes s'inscrivent dans la volonté du Père : "que ta volonté soit faite", ce n'est pas quelque chose qui doit nous tomber dessus, passifs et résignés, c'est à nous de la faire. C'est pourquoi prier n'est pas une fuite, mais doit nous obliger à nous investir dans l'action.

> Dieu n'est pas là pour exaucer nos prières par un coup de baguette magique. Si nous lui confions un projet, c'est pour le mettre dans sa lumière, en révéler les ombres et les imperfections. Inutile d'espérer qu'il vienne rien que pour nous changer le cours de la nature ou du hasard, pour nous assurer le beau temps du pique-nique ou de gagner au loto.

> Prier est un acte de foi, donc de confiance et nous ne nous adressons pas à un supérieur dont nous aurions peur mais à un Père qui aime. Inutile d'exagérer l'humilité, il n'est pas dupe ; nous ne cherchons pas à l'amadouer à force d'abaissement, de supplication, d'imploration. Il sait ce qui est bon pour nous, il n'a pas besoin qu'on lui force la main, il n'a pas besoin qu'on s'abaisse pour aimer.
La section Famille de notre site propose d'autres points de repère sur le thème de la prière avec les enfants.

On "n'apprend" pas à prier. Jésus lui-même ne s'y est pas risqué quand ses apôtres le lui ont demandé. Sachons ouvrir nos cœurs à la prière pour y éveiller nos enfants et laissons l'Esprit prier en nous.

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