20ème dimanche ordinaire


Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 6, 51-58)

Jésus a nourri la foule avec cinq pains et deux poissons ; il leur dit : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra pour toujours. Et ce pain, c’est mon corps, que je donne pour que les hommes soient vraiment vivants. »
Les Juifs se disent : « Ce n'est pas possible ! cet homme-là ne peut pas nous donner son corps à manger ! » Jésus leur dit alors : « Je vous le dis, c'est la vérité : si vous ne mangez pas le corps du Christ, et si vous ne buvez pas son sang, sa vie ne peut pas venir en vous. Mais celui qui mange le corps du Christ et boit son sang reçoit une vie qui ne finit jamais ; et moi, je lui rendrai la vie à la fin du monde. Oui, mon corps est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Si quelqu'un mange ma chair et boit mon sang, il reste avec moi, et moi je viens habiter chez lui. Voilà le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra pour toujours. »

Points de repère pour un échange :
  • Plus on avance, plus ce discours du "pain de vie" est difficile, trop peut-être pour des petits. Néanmoins c'est quelque chose d'important et on peut faire passer une conception symbolique qui prépare une catéchèse ultérieure sur l'eucharistie.
  • L'évangile utilise pour parler de la chair le mot grec "sarx", qui évoque vraiment la chair et même une viande de boucherie ; l'accusation d'anthropophagie est fondée à ce niveau et l'idée peut poser problème aux enfants ; pour cette raison, nous proposons l'expression "mon corps", "le corps du Christ", qui évoque la pratique eucharistique et montre que la chair du Fils de l'homme n'est pas un corps humain mais une réalité d'un autre ordre. Néanmoins il n'est pas encore indiqué d'aller trop loin dans ce domaine...
  • Ce qui est important pour les enfants, c'est de prendre conscience que la vraie vie nous vient de Dieu : celle que nous avons maintenant est encore imparfaite et destinée à finir ; vivre de Dieu ne nous dispense pas de nos imperfections, de nos fragilités ni de notre finitude mais constitue le gage que pour Dieu rien n'est jamais fini et que notre vie est promise à la résurrection.
Suggestion pour une prière :
psaume 33 dans le "psautier des enfants".

Suggestion pour un coloriage :
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