6ème dimanche ordinaire


Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 1, 40-45)

Un lépreux vient trouver Jésus ; il tombe à ses genoux et lui demande en insistant : "Si tu le veux, tu peux me guérir." Pris de pitié devant cet homme, Jésus étend la main, le touche et lui dit : "Je le veux, sois guéri." A l'instant même, sa lèpre le quitta, il était guéri.
Aussitôt Jésus le fit partir avec cet avertissement sévère : "Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta guérison ce que Moïse demande dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un signe."
Une fois parti, cet homme se mit à crier partout la nouvelle, ce qui fait qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer dans une ville sans que tout le monde le reconnaisse. Il était obligé d'éviter les endroits habités, mais de partout on venait le voir.

Suggestion pour un coloriage :
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Points de repère pour un échange :
  • La lèpre est une maladie maintenant peu connue des enfants européens. Dieu merci ! Pour autant elle n'a pas disparu dans le monde, et malgré les médicaments efficaces, elle continue des ravages, notamment en Afrique.
  • La maladie est peu contagieuse, surtout par contact. Les lépreux ne devaient s'approcher de personne, ils vivaient à l'écart : exclus et marginaux de l'époque. Occasion de regarder vers les marginaux d'aujourd'hui, ceux qu'on hésiterait à toucher...
  • Jésus n'hésite pas à toucher le lépreux. Le mot "pitié" n'évoque pas de condescendance mais bienveillance, affection, amour. C'est difficile à faire comprendre à des enfants mais c'est important : notre coeur peut être aussi "lépreux" et ça ne se voit pas à des plaies mais à notre comportement. Les autres peuvent aussi avoir peur de nous approcher pour toutes sortes de raisons. Jésus vient et, si nous l'appelons, nous touche et nous guérit.
  • Jésus interdit au lépreux de parler. C'est toujours le cas (voir les dimanches précédents), pour éviter les malentendus, la recherche d'une guérison utilitaire du corps qui ne touche pas le coeur, la recherche d'un messie glorieux et puissant que les juifs imaginent et que Jésus refuse d'être.
  • La lèpre était tellement grave qu'elle était considérée comme une malédiction de Dieu. Elle exigeait une déclaration aux prêtres. La guérison était si rare qu'elle était aussi signe d'une bénédiction, à confirmer par un sacrifice. C'est ce que Jésus demande à l'homme, et c'est ainsi, pas seulement par sa parole, que sa guérison sera un signe. Mais l'homme ne peut pas se taire, et comme on le comprend... Et la renommée de Jésus le précède, mais pas comme il l'aurait voulu, ce qui l'oblige à la discrétion.
Suggestion pour une prière :
psaume 31 dans le "psautier des enfants".