Quelques traditions d'Avent et de Noël...

La Couronne de l'Avent
Née au 16ème siècle dans les pays germaniques pour se préparer à Noël. De forme circulaire, en paille ou en branches de sapins décorée de houx, de pommes de pin, parfois de laurier, de gui, ornée de rubans de couleurs, elle comporte aussi 4 bougies qu'on allume successivement aux quatre dimanches de l'avent.
La tradition s'est ensuite répandue dans les pays scandinaves avant de gagner l'Amérique du Nord et une bonne partie de l'Europe.
Certains voient dans sa forme la couronne d'épines que portait Jésus sur la Croix, d'autres la voient comme le symbole du temps qui tourne et ne s'arrêtera jamais.

Le Calendrier de l'Avent :
Cette tradition d'origine germanique aurait été créée par un père de famille pour canaliser l'impatience de ses enfants. Il découpa les images pieuses qu'il remettait chaque matin à ses enfants. Les calendriers actuels invitent à ouvrir de petites fenêtres sur un grand décor (voir notre proposition de calendrier à bricoler). L'habitude actuelle consistant à remplacer les images par des bonbons ou des chocolats fait partie du glissement mercantile de la fête de Noël.

La crèche de Noël
Ce serait Saint François d'Assise qui, en 1223, imagina le premier une crèche et l'installa dans une grotte afin de représenter la naissance du Christ. En France la tradition de faire une crèche de Noël est apparue vers le 14ème siècle. La Révolution qui interdisait la représentation de scènes religieuses et la célébration de la messe n'arrêta pas la tradition : c'est de là qu'est née la tradition des santons de Provence qui représentent aussi bien les personnages bibliques que les habitants du village se rendant à l'église (pécheur, berger, boulanger...). Au début, on ne trouvait des crèches que dans les églises, l'habitude d'en faire une dans chaque maison avec le sapin de Noël est plus récente.

Les marchés de Noël
Elle aussi originaire d'Europe du Nord cette tradition tend à se répandre.
Au Moyen Âge, des foires accompagnaient les fêtes. La plus ancienne foire de Noël s'est développée au 16ème siècle sous l'influence du protestantisme strasbourgeois luttant contre les traditions catholiques et notamment celles qui s'attachent aux saints (Saint Nicolas). A Strasbourg, le "Christkindelmärik" (Le marché de l'enfant Jésus), se tient depuis 1570, mais il se base sur des traditions plus anciennes. On y trouve décorations de Noël, victuailles pour le réveillon, cadeaux, sucreries, bougies, fleurs séchées, couronnes, parfois des sapins de Noël et bien d'autres choses encore. D'autres marchés de Noël se sont recréés récemment, notamment en Alsace (Colmar, Kaysersberg, Ribeauvillé) ; on y trouve une atmosphère moyenâgeuse et des souvenirs de traditions locales, mais aussi la dérive mercantile qui marque toute la fête de Noël.

La bûche de Noël
Autrefois on allumait une bûche au moment de la fête du soleil ou du solstice d'hiver.
Pour qu'elle brûle le plus longtemps possible, même du 24 décembre jusqu'au Nouvel An, on choisissait une très grosse bûche de bois dur ou une vielle souche d'arbre fruitier. Elle devait être préparée avec tout un cérémonial.
En France, on disait de placer dans l'âtre autant de bûches qu'il y a d'habitants dans la maison. Le chef de famille bénissait la bûche avec de l'eau et du sel et parfois avec du vin. Il fallait s'occuper des bûches avec les mains pour ne pas approcher un instrument du feu. Si le feu faisait beaucoup d'étincelles, on disait que la moisson de l'été suivant serait bonne. Si la lumière faisait projeter des silhouettes sur le mur, on disait qu'un membre de la famille allait mourir au cours de l'année. Les cendres de la bûche étaient précieusement conservées contre les orages, pour guérir certaines maladies et pour fertiliser les terres.
Pour continuer la tradition alors que les cheminées ont laissé la place au chauffage central, la bûche de Noël est maintenant un dessert, inventé par un pâtissier en 1945.

La décoration du sapin de Noël
Les premières parures sont très simples, voire symboliques, la plupart du temps comestibles : pommes (qui évoquaient le fruit défendu du paradis terrestre), noix, bonbons ou petits gâteaux, mais aussi petits personnages, papiers colorés, rubans et même petites poupées de chiffons…
Les artisans lyonnais proposaient aussi des "lamettas" (franges de métal, inspirées des galons portés par les militaires) : d'où les "cheveux d'ange" et plus tard les guirlandes qui ajoutent au sapin des reflets argentés ou dorés.
Aux 17ème et 18ème siècle, on éclaire le sapin avec des bougies, parfois au nombre de 12 comme les apôtres, comme les mois de l'année. Parfois les bougies étaient remplacées par des chandelles souples nouées autour des branches, ou des coquilles de noix remplies d'huile et dotées de mèches. Inutile de dire que les sapins de Noël étaient de fréquentes sources d'incendies. L'apparition de l'électricité a permis de diminuer les risques.
Les bougies ne sont pas réservées au sapin : elles décorent toute la maison. Cette habitude remonte à la fin du 19ème siècle (Andersen en témoigne dans un conte). Au Canada mais aussi dans les pays germaniques, on utilisait des feuilles de houx et des boules de gui. On réalisait aussi des guirlandes de fleurs entrelacées que l'on suspendait un peu partout dans la maison et on décorait les tables de corbeilles de fleurs séchées, en cire ou en papiers et on plaçait des branches de sapins et des étoiles ou de petits personnages aux fenêtres.

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