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Se lancer dans l'éveil à la foi...
Quelques recommandations pour débutants

* PAR QUEL BOUT S'Y PRENDRE ?

  • > Premier temps : construire un projet

    • À qui va-t-on s'adresser : maternelles ? dès 3 ans ? inclure les CP voire les CE1 ? Notre expérience nous conduirait à limiter aux maternelles : il y a déjà beaucoup de différence de la première année à la dernière ; même les CP risquent déjà de noyer les plus petits.

    • Quel genre d'activités : rassemblement des enfants pendant la messe ? tous les dimanches ? célébrations avec les parents ?

    • Avec quelle équipe : assurez-vous du concours de parents concernés plus ou moins nombreux suivant votre projet ? Pour inviter des parents, le bouche à oreille est le plus efficace.

  • > Deuxième temps : en parler avec le(s) prêtre(s) de la paroisse.

  • Il peut aller de l'enthousiasme à l'indifférence mais l'important est qu'il reconnaisse votre projet et son originalité : l'éveil n'est pas une étape supplémentaire de catéchèse... Il est important que vous soyez reconnu comme une activité paroissiale autonome Le prêtre peut aussi vous proposer d'autres personnes et vous aider à affiner votre projet. Il peut aussi être efficace de rencontrer les coopérateurs pastoraux éventuels chargés de la catéchèse (ne serait-ce que pour leur faire comprendre que vous n'en faites pas et que leurs méthodes n'ont pas forcément cours mais que votre action leur préparera utilement le terrain...) ou une équipe de préparation au Baptême.

    * COMMENCER...

    > Avec qui ?

    Vous et votre équipe êtes motivés, vous êtes conscients des enjeux. Ce n'est pas forcément le cas de tous les parents... Quant aux enfants (peut-être même les vôtres !) ce n'est pas leur problème.

    Il n'est donc pas efficace de voir trop grand : une réunion ouverte à tous les parents des enfants de maternelle de votre paroisse, même si vous offrez un goûter, risque fort de vous apporter une grosse déception.Il est peut-être plus efficace de cibler davantage : inviter moins mais inviter personnellement, pas seulement par un papier aussi joliment présenté soit-il.

    Faut-il inviter parents et enfants ? Si vous voulez parler aux parents et leur exposer votre projet, la présence des enfants peut poser problème.

    Faut-il d'emblée inviter pour une célébration ? Pourquoi pas, c'est un bon moyen d'entrer dans le vif du sujet. Un goûter pour les enfants peut vous donner l'occasion de parler aux parents et d'envisager la suite.

    > Pour faire quoi ?

    Quel que soit le support que vous avez choisi (célébrations, accueil au moment de la messe, réunions avec les parents...), soyez raisonnable !

    Une maman nous écrivait récemment qu'avec un petit groupe ils accueillaient les enfants tous les dimanches au moment de la messe. Ils ont tenu trois ans avec beaucoup de plaisir mais ils ont fini par craquer : 52 dimanches par an à préparer ensemble, c'était trop. Même si vous êtes nombreux, ne visez pas trop haut ! 5 ou 6 célébrations avec les enfants au cours de l'année, avec goûter et rencontre avec les parents, c'est déjà très bien.

    N'ayez pas de complexe en pensant que vous n'en faites pas beaucoup, faites-le bien, c'est mieux. Et si on vous critique, proposez de vous rejoindre avec un grand sourire.

    > Questions matérielles

    Quand on débute, plein d'enthousiasme, on les néglige parfois :

    • Disponibilité des locaux (salle de réunion, église) sans oublier le chauffage en hiver

    • Matériel nécessaire (avant et pendant) : photocopieur, projecteur (diapo, rétro, vidéo... suivant votre équipement, etc...), etc...

    • S'il y a un goûter : gâteaux (qui les fait, les apporte), jus de fruit ou autres boissons, timbales ou gobelets, sans oublier couteaux et décapsuleur...

    • Comment vos actions vont-elles être financées ? Les assurances de la paroisse vous couvrent-elles ?

    * MOTIVER...

    Vous êtes motivé, votre équipe aussi. Les parents que vous allez contacter le sont peut-être (c'est une chance, proposez-leur de rejoindre votre équipe), peut-être sont-ils simplement curieux (c'est déjà ça), peut-être viennent-ils simplement pour vous faire plaisir. C'est insuffisant aussi bien pour qu'ils comprennent votre démarche que pour qu'ils reviennent.

    C'est la raison pour laquelle les évêques de France privilégient les célébrations en dehors du cadre de la messe dominicale, où les enfants sont présents avec leurs parents : l'éveil concerne les enfants mais implique les parents et vous les motiverez avec un travail de catéchèse qui leur est destiné et qui leur permettra d'entrer dans vos perspectives. C'est long, pas facile et pas garanti, bon courage !

    * INVITER...

    Le bouche à oreille ne dispense pas de donner un papier. N'oubliez pas :

    • L'entête avec logo et adresse de la paroisse pour identifier votre proposition comme une activité d'Eglise

    • Date, lieu et heure de la rencontre (assez précis...)

    • Précisez si c'est une réunion d'information pour les parents ou une célébration destinée aux enfants

    • Le cas échéant, ce qu'il faut préparer ou apporter

    • Les coordonnées de la personne responsable ou des personnes-relais

    • Illustrer avec des dessins appartenant à l'univers de l'enfant


    Vous pouvez compléter avec quelques affiches placées à des endroits stratégiques.

    * POINTS DE REPÈRE POUR LA SUITE

    > L'éveil n'est pas du catéchisme.

    C'est vrai quel que soit l'âge des enfants, c'est tout particulièrement vrai à l'âge de la maternelle. Nous nous proposons de rendre les enfants attentifs, de leur présenter; nous ne voulons pas leur donner des leçons, les faire apprendre. Sans doute retiendront-ils quelque chose, mais pas si nous les faisons asseoir autour d'une table sur des chaises trop grandes pour eux. Ils découvrent la vie, laissons-les faire comme Alice au pays des merveilles. Ils trouveront le chemin sans nous.

    > Il n'y a d'éveil qu'en famille.

    Nous ferons aussi bien que nous voudrons, si la famille ne relaie pas ce que nous proposons, notre proposition sera moins efficace (ou pas du tout). C'est pourquoi nous donnons la préférence à des célébrations adaptées aux enfants, auxquelles les parents sont présents. Vous pouvez envisager d'autres types d'accueil (pendant le début de la messe ou pendant toute la messe,...) mais l'absence des parents rend la découverte des enfants plus fragile : certes les enfants peuvent parler avec les parents, mais ils diront ce qu'ils ont compris et retenu, ce n'est pas toujours exactement conforme à la réalité, et les parents, eux, ne la connaissent pas...

    > Ne pas viser l'efficacité numérique...

    Dans une paroisse de 5000 habitants il n'est venu que 5 enfants... J'avais envoyé 250 invitations, il n'est venu que 2 parents. Bien sûr que c'est décevant ! (Rassurez-vous, nous l'avons vécu nous aussi !) Mais avec ces parents et ces enfants il peut se former un noyau à partir duquel germera quelque chose. L'éveil de la foi nécessite une immense patience.

    > Faut-il suivre un programme d'année ?

    Il est bon d'avoir une certaine cohérence : en effet, nous ne nous proposons pas d'apprendre aux enfants, mais d'éveiller quelque chose chez eux. D'une célébration ou d'une rencontre à l'autre, ils n'auront pas forcément "retenu" grand-chose, ils n'étaient pas là pour ça, mais à défaut d'un programme, il est bon d'avoir un fil conducteur : utiliser souvent des mots simples (le nom de Jésus, des verbes comme aimer) ou des chants significatifs et qui leur parlent. On peut aussi par exemple s'appuyer sur les fêtes de l'année liturgique.

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